50 ANS DE L’USOENC

50 ANS DE L’USOENC

50 ANS DE L’USOENC

L’Union des syndicats des ouvriers et employés de Nouvelle-Calédonie (USOENC) fête son demi-siècle d’existence. Le premier syndicat calédonien est né le 1er juillet 1968 de la fusion entre le Syndicat des ouvriers et employés de Nouvelle-Calédonie (SOENC), lui-même créé en 1965 par des ouvriers de la Société Le Nickel (SLN) menés notamment par Gilbert Drayton, Roland Caron ou Jean-Pierre Aïfa, et les centrales syndicales des dockers et de la manutention portuaire.

L’USOENC est née dans le nickel. L’organisation est le plus ancien syndicat Calédonien encore en activité.
Le premier SOENC, syndicat des ouvriers et employés de Nouvelle- Calédonien, voit le jour à la SLN (Société Le Nickel), en 1965, de la rencontre entre Roland Caron, un Métropolitain, et Gaston Delhumeau, militant de l’Union Calédonienne. A l’époque, domine le Syndicat autonome suivi de la CGT-FO. “A la SLN, on quittait le syndicalisme idéologique pour aller vers un syndicalisme plus pragmatique. C’est sans doute la raison pour laquelle nous avons été pecus comme un syndicat de droite”, estime Jean-Pierre Aïfa, maire de Bourail qui a participé à la création du SOENC. Son premier Secrétaire Général, Bernard Galaud, n’occupera pas la fonction pour des raisons jamais officialisées. Gérard Moglia prend alors les commandes, avec Gilbert Drayton.

Quatre ans plus tard, la fusion avec les centrales syndicales des dockers et la manutention portuaire va aboutir à la création de l’USOENC. Nous sommes en 1969, l’Union des syndicats des ouvriers et employés de  Nouvelle-Calédonie regroupe alors : le SOENC, le syndicat des gens de la mer avec Aïssa Raleb, Alexandre Naouna et Guy Menesson du syndicat des dockers, et le SELEC, syndicat de l’enseignement privé. On y retrouve tous les leaders du syndicalisme des années 70 et 80.

En juillet 1970, au Congrès de Bourail, Gilbert Drayton est élu Secrétaire Général ; Alexandre Naouna, représentant les dockers est adjoint, avec Pierre Declerq pour l’enseignement libre.